Le club des petits déjeuners de la généalogie

Voici la suite de l’article de vendredi dernier.

Joseph Phaneuf, le mari de Bernadette Hogue, peut retracer ses ancêtres jusqu’à Matthias Farnsworth, enlevé en 1704…

Voici ce qu’on retrouve sur le site familial des Phaneuf.

L’enlèvement

Lorsque le jeune Matthias III fut enlevé par une vingtaine d’Amérindiens alliés des Français, il travaillait avec d’autres hommes dans les champs de Groton, à faire les moissons. L’escarmouche se solda par deux morts: un dans chaque camp.
Deux hommes furent également capturés: un dénommé Butterfield (qui par la suite réussit à s’échapper) et un "autre homme". Il apparaît que Matthias était cet "autre homme", amené en captivité en Nouvelle-France. Aucune autre personne résidant à Groton n’a été capturée durant l’été 1704.

Les Amérindiens qui l’enlevèrent le 11 août 1704 de notre calendrier (le 1er août 1704, calendrier ancien style de la Nouvelle-Angleterre) le ramenèrent à Montréal, dans leur tribu du Sault-au-Récollet.

Matthias demeura en captivité chez les Amérindiens du Sault jusqu’à la fin de 1705 ou au tout début de 1706. C’est alors qu’il fut racheté par les Sulpiciens, en I’occurence, par Messire François Vachon de Belmont et fut baptisé le 10 janvier 1706. Il eut comme parrain le Gouverneur Claude de Ramezay (d’où son second prénom) et comme marraine, Elisabeth Souart, épouse de Charles LeMoyne sieur de Longueuil.

On tenta de franciser son nom selon la consonance anglaise de l’époque. Cela donna "Farneth" à son baptême, puis  "Fanef" à son mariage. Après avoir subi plusieurs variations (Farnets, Fanef, Fairnout, Phaneffe, Faneffe, Faneuf) selon le caprice des scribes; ce n’est qu’en 1755 dans les registres de Pointe-aux-Trembles, qu’on l’orthographia "Phaneuf" pour la première fois.

Claude-Mathias demanda sa naturalisation le 30 octobre 1706. Il l’obtiendra en mai 1710. Il travailla pour les Sulpiciens jusqu’aux environs  de 1711. En remerciement de ses services, Messire de Belmont lui confère une belle propriété à Rivière-des-Prairies, comprenant terre, maison et bâtiments, le 19 juillet 1711.

Le mariage

Le 2 octobre 1713 Claude-Mathias épouse la fille de son voisin, Catherine Charpentier. Ils vécurent heureux à Rivière-des-Prairies et y élevèrent dix de leurs douze enfants (2 moururent en bas âge) qui se marièrent et leur donnèrent 115 petits-enfants (dont 110 naquirent avant la mort de Mathias). Six garçons assurèrent le patronyme des "Fanef". Joseph alla s’établir à Sainte-Rose (ainsi que ses quatre sœurs), tandis que les autres, Claude, François, Jean-Baptiste, Paul et Pierre, vinrent successivement s’établir à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Comme ce fut le cas pour leurs ancêtres, ils figurent parmi les pionniers des lieux.

Vers la fin de leur vie, Catherine et Mathias vinrent rejoindre leurs garçons à Saint-Antoine. Si on se fie au recensement de 1765, ils restèrent probablement chez leur fils Jean-Baptiste.

Mathias mourut le 7 août 1773 à l’âge de 83 ans, Catherine le 29 juin 1777, probablement à 1’âge de 85 ans. Ils furent tous deux inhumés à Saint-Antoine-sur-Richelieu, le lendemain de leur décès respectif.

Le 2 octobre 1999, leurs descendants inaugurèrent un monument en leur mémoire à l’entrée du cimetière, près de l’église.

Aujourd’hui on retrouve des Phaneuf non seulement aux quatre coins du Québec, mais aussi ailleurs au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en Europe.

Le site ne s’arrête pas là… Je vous en parle la semaine prochaine.

Entretemps, une lectrice m’a envoyée ceci…

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