Je ne sais pas si vous êtes comme moi…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi…

10 février 2008

mais j’ai toujours mes meilleures idées quand je prends ma douche.

Non, c’est vrai.

C’est comme le titre du dernier livre que j’ai traduit.

Le livre s’intitulait The Yummy Mummy Pregnancy Cookbook.

Tenez regardez l’image de la page couverture de l’original…

Mon éditeur me demande de lui suggérer un titre…

Je me lève donc un beau matin et… je vais prendre ma douche.

Ne me demandez pas comment, mais j’ai eu un flash.

Une maman bonne à croquer !

J’ai toujours mes idées de départ comme ça pour mon blogue… Presque tout le temps.

Quel rapport avec la généalogie et le fait de prendre sa douche ?

Il me semble que c’est clair, non.

Une femme doit tomber enceinte avant d’avoir des enfants… et je voulais trouver une façon originale d’amener le sujet des enfants du couple sur le tapis!

Bon, j’arrive donc avec les recensements… celui de 1901 pour vous montrer comment retrouver les enfants du couple Adélard Guénette et Léa Renaud.

Ah oui, j’oubliais… la solution de « Où est Georges Dugas… »

L’aviez-vous trouvé ?

Les recensements canadiens

Voici le lien vers les recensements canadiens sur Internet.

Le site est en anglais, mais pas besoin d’être bilingue pour s’y retrouver…

Je vais sur ce site :

http://automatedgenealogy.com/index.html

Je clique sur 1901 Census.

Une nouvelle page s’ouvre…

Je clique sur Quebec

Dans la case rectangulaire Surname seach, on tape Guénette   

Une page s’ouvre.

Vous avez là, devant vos yeux, les 521 Guénette recensés dans la Belle Province en 1901, en autant que le recenseur a bel et bien écrit Guénette et non Guénet, Guinette, Gennette, Gueneth, Guenet, Guenett , Gennette, Gunette, Geunette, Guenette?, Guenette ? Genett , Génette…

Car le problème est là.

On pense qu’on peut taper Guénette et tomber tout de suite sur notre Octave Guénette… Mais non. Quelquefois le patronyme qui est entré dans le recensement n’est pas le bon et on risque de chercher longtemps.

Ensuite, on peut taper dans la case  du prénom, c’est plus rapide. On le tape dans la case à côté de Givens contains pour voir si on retrouve Octave parmi les 521 Guénette.

Je tape Octave

Je me sens chanceux aujourd’hui, je sens une présence derrière moi…

Ça doit être mon imagination, surtout depuis que je pense que mon arrìère-grand-père Édouard me sourit quand je fais de la généalogie. Sa photo est toujours sur le mur au-dessus de mon bureau d’ordinateur.

BINGO!

J’en ai trois, mais deux ne restent pas à Ste-Anne-des-Plaines…

Surname  Givens     Age          Province  District    Subdistrict               Page       

Guenette  Octave     35            QU           Lévis (City/Cité)                           10            19

Guenette  Octave     6              QU           Quebec (City/Cité) (East/Est)     15            22

Guénette  Octave     10            QU           Sainte-Anne-des-Plaines            12            40


Je clique sur le numéro 12 qui me dirige à la page 12 du recensement du sous-district de Ste-Anne-des-Plaines.

Si j’étais un des descendants d’Octave, mon petit coeur battrait très fort en ce moment. Mais, je garde mon calme. Je ne suis aucunement lié à cette famille, sauf pour le nom de ma rue…

Une nouvelle page s’ouvre. En cliquant sur le numéro 104, on obtient juste la petite famille :

Guénette Adélard      M     Head             M       Mar 20           1858   43

Guénette Léa           F      Wife             M       Feb 27          1860   41

Guénette Zénon        M     Son              S        Jul 10            1886   14

Guénette Ernest       M      Son              S        Feb 3            1888   13

Guénette Bernard     M      Son              S        Jul 3             1889   11

Guénette Octave       M     Son             S        Jul 13            1890   10

Guénette Didasse      M     Son              S        Dec 2            1893   7

Guénette François     M     Son              S        Aug 17           1895   5

Guénette Orilisime     F      Daughter       S        Oct 2            1894   4

Guénette Agnée        F     Daughter       S        Apr 20          1898   2

Guénette Cyprien      M     Son              S        Oct 4            1899   1

On retrouve Octave avec son père Adélard Guénette et Léa Guénette (Renaud) et neuf enfants bien vivants.

Du moins, les probabilités sont très bonnes, à moins d’avoir un autre couple similaire à Adélard Guénette et Léa Renaud à Ste-Anne-des-Plaines. J’en doute fort.

Je ne vous jouerai pas ce tour-là!

On continuera demain, car je sens que vous avez le goût de partir à la chasse de vos ancêtres dans le recensement de 1901.

Mais une mise en garde, ne vous fiez pas trop sur les dates de naissance et l’orthographe des noms. Vous risquez d’être déçu…

Je vous expliquerai demain pourquoi.

Aussi, je vais entrer tout ce beau monde sur le site et je vous parlerai du recensement de 1911 qui nous révèlera des surprises…

En passant, merci bien Euclide.

Je n’ai pas eu de courriel ce matin, mais je sens que je vais en avoir un dans « pas long »… Tu as baptisé les enfants du couple.

1 Commentaire :

lise
Coup de coeur de Renaud-Bray
4 mars 2008

Une maman bonne à croquer, de Ricciotti / Ford, éd. Hurtubise HMH, (34-00-3226-2)

On ne parle pas de la traduction mais nous on sait qui l’a faite.
Bravo Pierre! Tu as tous les talents???? Traducteur-blogueur-raconteur-astrologue-généalogiste…etc Merci de les partager ces talents.

 

Je me suis bien fait avoir…

Note

Ce billet a été écrit en 2008.

 

Je me suis bien fait avoir…

On est donc le 9 juin 1885 à Ste-Anne-des-Plaines. L’église est pleine de gens et de souvenirs… pour le mariage d’Adélard et Léa. Quelle belle journée de juin. La mère de Léa avait mis son chapelet sur la corde à linge… mais on n’est pas un samedi, contrairement à ce que je disais hier.

On est un mardi!

C’est ma femme qui me l’a fait penser hier matin quand je lui ai parlé de mon blogue…

« Vérifie donc avant de dire n’importe quoi. »

Comme disait le vieux proverbe, trop vieux pour s’en souvenir lui-même : Derrière chaque petit homme, il y a toujours une grande femme… Souvenez-vous-en.

J’aurais donc dû, j’aurais donc dû… m’en souvenir

Continuons le mariage…

La mariée est particulièrement belle ce mardi matin. Léa, âgée de 25 ans, (Oubliez le petit calcul d’hier) arrive dans sa belle robe accompagnée de son père, Pierre Renaud. Elle porte la robe de mariée de sa mère Aurélie. Aurélie Latour, en regardant sa fille, se revoit 39 ans plus tôt en 1846. C’était le jour de son mariage avec le beau Pierre. Mais la température était plutôt froide. Aurélie s’était mariée un 13 janvier, un autre mardi… (Coudon… on se mariait le mardi dans ce temps-là!)

La dernière fois que les Renaud avaient marié un de leurs enfants, c’était en 1879. Leur fils Octave avait marié Marie-Anne Limoges, la fille de Damase Limoges et Zoé Alary. Octave avait 25 ans et Marie-Anne en avait 16. Leurs deux autres filles, Odile et Olive s’étaient mariées en 1868. Odile avec Alphonse Gauthier et Olive avec Jean-Baptiste Cyr. Alphonse avait une épicerie en 1881 dans le Mile End. Olive avait alors deux enfants, Wilfrid et Léa Gauthier, âgés respectivement de 9 et 7 ans.

Les Renaud aimaient beaucoup leurs enfants. Ils en avaient eu plusieurs, mais, comme bien des couples à Ste-Anne, ils en avaient également perdu beaucoup. Le premier, je crois, fut Octave, en juillet 1849. Pierre et Aurélie avaient redonné ce prénom à celui qui s’était marié en 1879. Il y avait eu la petite Julienne, qui était âgée d’un an quand le recenseur était passé dans la famille en 1852. Juliette était morte le mercredi 18 avril 1855. Puis en 1859, dans l’espace d’un mois, trois enfants coup sur coup : Angéline, le mardi 15 février, Brigitte, le lundi 28 février et Marie-Anne, le jeudi 10 mars. Tout comme les Bohémier en 1870.

D’ailleurs, le monde en parle encore ici à Ste-Anne-des-Plaines : quatre décès et une naissance dans l’espace de deux semaines. Pauvre Euphébronie, l’ancienne institutrice de Ste-Anne… Un événement aussi triste que ça, je suis sûr que les gens vont s’en souvenir et encore en parler en 2008…

Quant à eux, Pierre et Aurélie perdait Jean-Baptiste en 1865. En 1867, c’était au tour de Clérinda et, en 1873, Arthémise. Quand le recenseur est repassé en 1881, Pierre et Aurélie avaient encore trois filles avec eux  : Léa, 21 ans, Anna, 14 ans et Marie, 9 ans. Léa se mariait maintenant.

Monsieur le curé Dugas s’approche de la porte pour accueillir la mariée. Il était curé de la paroisse depuis l’année dernière. (Il me regarde en se demandant  : quel est ce drôle d’individu?)

Le futur marié, lui, attend impatiemment au pied de l’autel et se demande bien ce qui peut retarder tant l’arrivée de sa dulcinée. Adélard est nerveux dans son bel habit avec son col qui lui sert le cou. Il a du mal à respirer et n’est pas trop sûr si c’est l’émotion ou son col qui l’étreint. En tout cas, son père Joseph, à ses côtés, a un petit sourire en coin. Il se souvient aussi du jour de son mariage avec la belle Marcelline assise dans le banc à droite de l’allée.

Joseph et Marcelline s’étaient mariés eux aussi comme les Renaud en 1846, mais en février, le mardi 3 février pour être plus précis. Joseph se souvient de son mariage. L’église venait d’être reconstruite après l’incendie de 1843. Son père Jean lui avait servi de témoin. Sa mère, Marguerite, n’était pas à son mariage. Elle était décédée.

L’église est bondée de gens et de souvenirs…

La mariée approche de l’autel et…

L’abbé Dugas ouvre son « laptop » et tape

http://home.ancestry.ca/

Il entre son code d’utilisateur et son mot de passe.

Le curé a l’air habile à pitonner…Les gens le regardent, un peu médusés, mais se disent qu’on n’arrête pas le progrès.

Dans l’arbre il clique sur Léa Renaud. La fiche de Léa s’ouvre et il clique le bouton Modifier.

Il inscrit son conjoint : Prénom           AdélardNom                Guénette

Naissance       1859

Décès              1946 (le curé avait eu une prémonition)

Il indique la date du mariage

9          pour le jour

6          pour le mois

1885    pour l’année

Il indique l’endroit : Ste-Anne-des-Plaines

Il sauvegarde le tout.Il se tourne alors vers les nouveaux mariés, les bénit et les déclare unis par les liens du mariage.

123 années plus tard, un généalogiste internaute les mariera une autre fois et les fera revivre sous vos yeux.

http://trees.ancestry.ca/tree/25190764/person/1618312675

Mais l’histoire d’Adélard et de Léa ne s’arrête pas là.

Qui est donc cet Octave Guénette enterré avec eux dans le cimetière?

Ah oui! Comment est-ce que j’ai su la date du mariage d’Adélard et Léa ?

C’est là que les banques payantes sont utiles. Ce sont comme des dépanneurs, mais elles ne sont pas infaillibles. On s’en reparle, mais demain, on s’en va fouiller dans les microfilms des recensements canadiens de 1901 et 1911.

Samedi 9 février 2008     

3 Commentaires :

Pierre
Attendez que je vous parle prochainement du frère de monsieur le curé Dugas…
J’en suis complètement sous le choc!

Jean-Frédéric Martin -

Quelle brillante façon de captiver le lectorat !  Et quel sujet intéressant…  Félicitations, Pierre !

Lise
WoW!Quel beau mariage!On n’a pas fini d’en parler! Quelle belle approche!Si ça continue comme ça on ne vivra plus d’amour et d’eau fraîche mais de généalogie! Bravo.

 

J’ai reçu ce message dans mon courriel ce matin…

J’ai reçu ce message dans mon courriel ce matin…

9 février 2008

quelques secondes avant de mettre mon article sur le mariage d’Adélard Guénette et Léa Renaud sur le blogue.

curé Dugas 1885

http://worldconnect.genealogy.rootsweb.com/cgi-bin/igm.cgi?op=GET&db=pierregirouard&id=I15466

Rien d’autre… aucune explication

Bizarre non! C’est comme si quelqu’un voulait me dire quelque chose avant de mettre mon article…

Je clique sur le lien…  C’est le site Roots Web

            ID: I15463

            Name: Edouard DUGAS

            Sex: M

Marriage 1 Edwidge LAGARDE

            Children

            Georges DUGAS b: 5 NOV 1833 in St-Jacques Achigan, Qc.

            Euclide DUGAS

Ce qui signifie : Édouard Dugas a eu un premier mariage avec Edwidge Lagarde et a eu au moins deux fils : Georges et Euclide (en fait, ils ont eu 16 enfants).

Je clique sur Georges DUGAS… Ce nom me dit quelque chose.

            ID: I15465

            Name: Georges DUGAS

            Sex: M

            Birth: 5 NOV 1833 in St-Jacques Achigan, Qc.

            Death: 14 DEC 1928 in St-Lin, Qc.

            Burial: DEC 1928 St-Anne des Plaines, Qc.

            Occupation: Pretre.

 

Je clique sur Euclide DUGAS

            ID: I15466

            Name: Euclide DUGAS

            Sex: M

            Death: 1916

            Occupation: Pretre.

Très intéressant… Deux frères, deux prêtres, deux Dugas…

Le petit feuillet vert, daté de 1992, de Claude Leclerc parlait d’Euclide Dugas, prêtre

1902 Inauguration de la 2e église

M. Euclide Dugas, curé (1884 à 1907)

Mais attendez…

Ce serait donc Euclide Dugas, le curé Dugas qui vient de marier Adélard et Léa et qui me regardait drôlement tantôt.

C’est lui qui m’a envoyé ce courriel à partir de son laptop… Mais, comment a-t-il eu mon adresse courriel?

Je sais que plagace@videotron.ca comme adresse de courriel ça prend pas la tête à Papineau, mais tout de même…

Euclide m’a donc écrit samedi matin avant le mariage.

Mais pourquoi?

Euclide avait un frère, lui aussi prêtre, selon le lien qu’il m’a envoyé. Et ce Georges Dugas serait-il, par hasard, celui qui a écrit en 1900 le livre sur l’histoire de la paroisse de Ste-Anne-des-Plaines.

On peut le lire j’ai mis le lien dans un de mes premiers articles. Il est en format PDF.

                        http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/178123.pdf

Et, a-t-il été curé aussi à Ste-Anne-des-Plaines comme Euclide?

Décidément, Euclide essaie-t-il de m’envoyer un petit message comme la belle Cécile qui avait passé les Natchos et le dip à Raoul… dans un des épisodes des Têtes à claques.

Je vais sur GOOGLE.

Je tape « Georges Dugas » prêtre et je trouve 63 liens :

Voici ce que je trouve sur Georges Dugas, juste sur la première page que m’offre Google. Je suis surpris de voir apparaître le nom de LOUIS RIEL

Je clique sur le lien :

            http://www.shsb.mb.ca/Riel/funerailles.html

C’est un article paru dans un journal de l’époque au Manitoba dont voici un extrait :

Hier après-midi, l’abbé Charles A. McWilliams accompagné de l’abbé Georges Dugas, curé de la paroisse de Saint-Vital, se rendirent pour voir les parents du défunt Louis Riel.
Le prêtre, en tant que l’un des conseillers spirituels de Louis Riel et qui était présent durant ses derniers moments était venu pour leur assurer du comportement exemplaire et de l’apparence d’une mort paisible du défunt…

Georges Dugas se trouvait aux côtés de Louis Riel à sa pendaison et était un de ses conseillers spirituels.


Deuxième site :

Histoire religieuse

http://www.shsb.mb.ca/histoire/hist_religieuse.htm – 90k – En cachePages similaires

Les Oblats prennent la charge du Collège de Saint-Boniface suite au départ des Frères des Écoles Chrétiennes. La direction est confiée au père Jean- Marie LeFloc’h. L’abbé Georges Dugas sera directeur du Collège de 1866 à 1870. En 1870, les Oblats reprennent la direction du Collège. En 1878, le Collège passe aux mains des séculiers.(Oblats)

Georges Dugas a été directeur de collège de 1866 à 1870.

Un autre site :

C’est en anglais, mais je suis traducteur… et là, mes yeux se portent sur la fin du paragraphe :

Georges Dugas (1833-1928)

Clergyman, author.

Abbe Georges Dugas wrote Western Canadian history from the French Canadian point of view. His works were sometimes in opposition to the Anglo-Canadian point of view put forward by George Bryce and others. He was born in Lower Canada, at St. Jacques de l’Achigan and studied at L’Assomption College. He was ordained in 1862, coming to Red River as a missionary in 1866. He was, therefore, a witness to and an actor in the resistance of Louis Riel. He wrote the history of the events of 1869-70 from the Metis point of view. His attitude toward the aboriginal people of the prairies was not complementary. In a Transaction that he wrote for the Manitoba Historical Society in 1901, he refers to them as people who “must be ruled by fear just as we tame wild animals by exerting that power.” Georges Dugas’ younger brother Francois was also a priest and came to St. Boniface in 1889 where he served as Vicar General and cure of the Cathedral. George Dugas remained in Manitoba until 1888, when he returned to Quebec to Ste. Anne des Plaines.

Dugas, G., Mgr. Provencher et les missions de la riviere Rouge, 1889.

Dugas, G. L’Ouest canadien, 1896.

Dugas, G., L’Histoire de l’Ouest canadien de 1822 a 1869. 1906.

Il a écrit d’autres ouvrages et on mentionne qu’il revient à Ste-Anne-des-Plaines, mais on ne dit rien d’autre.

Un autre site :

http://www.encyclopediecanadienne.ca/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1SEC866361

Jusqu’à la fin du siècle, d’infatigables Pères se feront historiens, biographes, diaristes, linguistes, léguant ainsi aux chercheurs contemporains une mine inépuisable d’érudition sur les débuts de la civilisation dans l’Ouest. On retiendra les noms suivants: Georges Dugas (1833-1928), un historien romanesque dont la trilogie, Légendes du Nord-Ouest (1883), La première canadienne du Nord-Ouest: Marie-Anne Gaboury (1883) et Un voyageur des Pays d’en haut (1890), vaut surtout pour le tableau vivant et coloré qu’il nous offre des us et coutumes de son époque

Un autre…

Impressions : 250 ans d’imprimerie dans la vie des Canadien(ne)s

http://www.collectionscanada.gc.ca/2/10/h10-237-f.html – 13k – En cachePages similaires

On parle d’un catéchisme qui aurait appartenu à…

François Dugas en 1815, puis son fils Edouard Dugas (décédé en 1868), puis son fils l’abbé Georges Dugas (1833-1928), clerc de Saint-Viateur, qui le remit à la communauté en 1915.

Informations intéressantes pour un généalogiste…

Un autre…

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/Histoiredelalitteraturequebecoise-lhistoireetlhistoriographie.html

L’ABBÉ GEORGES DUGAS (1833-1928) vécut une vingtaine d’années au Manitoba, d’où il revint en 1888. Dans Mgr Provencher et les Missions de la Rivière Rouge (1889), Légendes du Nord-Ouest (1890), L’Ouest canadien : sa découverte par la Vérendrye, son exploitation jusqu’en 1822, Histoire de l’Ouest canadien de 1822 à 1869, l’abbé Dugas raconte le développement lent et laborieux du premier noyau de colonisation française jeté dans cette partie encore inconnue de l’Amérique du Nord, au milieu des tribus sauvages. On y suit pas à pas l’oeuvre de civilisation chrétienne fondée au Nord-Ouest par Mgr Provencher. L’auteur, historien bien documenté, a fait passer dans ces pages toute sa foi d’apôtre.Nous avons encore de l’abbé Dugas : Un voyage aux Pays d’En-Haut (1904), le Mouvement des Métis à la Rivière-Rouge en 1869 (1905). Ce sont là des livres où la sincérité de l’auteur ajoute à l’intérêt de la narration.

Et finalement, le site de la Ville de Longueuil

Le patrimoine toponymique de la Ville de Longueuil

source : http://marigot.ca/html/toponymie.pdf

Dugas, rue Georges Dugas (1833-1928) fut ordonné prêtre à Varennes en 1862. D’abord aumônier, il devint missionnaire au Manitoba où il fut successivement directeur du séminaire, curé de la cathédrale et aumônier du pensionnat. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques.

Je tiens maintenant mon homme. Il a vécu à Ste-Anne-des-Plaines…

Mais a-t-il été aussi curé de notre paroisse comme son frère?

Aidez-moi dans mes recherches, et si vous avez une photo d’Euclide et de Georges (je n’ai rien trouvé sur Internet), ou tout autre photo de vos ancêtres dont vous aimeriez parler, vous pouvez m’envoyer le tout à mon adresse courriel. Je respecte toujours l’anonymat, si vous me le mentionnez, et je mettrai vos photos sur mon blogue.

Si vous ne connaissez pas mon adresse courriel, envoyez un courriel à Euclide, il la connaît.

L’adresse courriel d’Euclide… Elle est facile à retenir :

                                    euclide.dugas@ungrandhommeauparadis.qc.ca

4 Commentaires :

Pierre
Les grands esprits se rencontrent…

La toponymie, c’est aussi passionnant que la généalogie…

Je sais que Longueuil a nommé une rue en l’honneur de Georges Dugas.

Je poserai la question à un responsable de la ville. Je veux entrer en contact avec la ville et savoir s’ils ont des photos d’archives.

Quant à Guénette, je crois qu’un Guénette avait été maire… mais c’est à vérifier.

Carmen
Bonjour Ste-Anne!!!!
Question pour toi Pierre.  Il y a une rue Dugas a Ste-Anne, est-ce- en l’honneur du Curé?  What about la rue Guénette???
Je t’envoie une photo de…..Dugas sous peu.
Dors Nicole….dors…ton homme va être occupé!
Carmen

Pierre
Merci pour votre belle pensée.

«Plus on sait, plus on comprend…»

J’avais bien noté votre première et je l’avais reprise dans mon blogue : «Si on ne sait pas d’où on vient, il est difficile de savoir où aller…»

Je ne savais pas que Confusius était une femme!

Voici une autre pensée pour vous.
Elle n’est pas de moi. Il me semble que j’ai dû l’entendre quelque part…

Les gens meurent lorsque nous arrêtons de penser à eux…

lise
Informations intéressante sur les 2 frères Dugas mais ce qui est aussi intéressant, ce sont les références qui nous permettront de continuer notre lecture.Toute ces infos sont des modèles de pistes à suivre dans nos recherches.Merci
ps:nos ancêtres savaient lire les signes et nous avec les temps on a oublié les signes et bien d’autres choses…..
Et cette histoire de Georges Dugas nous permettra de dire que les gens de Ste-Anne-des-Plaines de ce temps-là ont entendu parler de lui non pas comme quelqu’un qui a vécu en quelque part. Plus on sait, plus on comprend.

Les pierres tombales

Les pierres tombales

8 février 2008

Revenons à notre pierre tombale photographiée au cimetière de Ste-Anne-des-Plaines par Pierre Guzzo.

 

Une pierre tombale peut servir de point de départ ou de source intéressante d’informations. Dans le cas qui nous concerne, ce sont les inscriptions sur la pierre tombale qui nous parlent.

 

A LA MEMOIRE

DE

LEA RENAUD

EPOUSE DE

AD GUENETTE

DECEDEE

LE 9 FEVRIER 1924

A L’AGE DE 64 ANS

ADELARD GUENETTE

18?? – 1946

OCTAVE GUENETTE

18?? – 19?0

Si on déchiffre ce que l’on voit sur la pierre tombale, on a Léa Renaud, née en 1860 (1924-64 = 1860) et décédée en 1924.

Je vais aller l’inscrire sur le site Généalogie du Québec et mettre ces renseignements…

J’entre son prénom : Léa

J’entre son nom : Renaud

Je sélectionne le sexe : Femme

J’entre l’année de naissance seulement : 1860

J’entre la date du décès : 9 – 2 – 1924

J’entre la paroisse où elle est enterrée : Ste-Anne-des-Plaines

Je clique sur Vérifier si cette personne existe …

Non, elle n’existe pas dans le système, donc je clique SAUVEGARDER.

Léa est maintenant sur le site : elle est la fiche 132624.

http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?pid=132624http://

Je continue de regarder ma pierre tombale.


Adélard Guénette 18?? – 1946.

Je regarde encore une fois l’image comme il faut.

Bizarre, mon cerveau voit mieux maintenant la date.

1859.

Adélard serait né en 1859 et décédé en 1946.

C’est sans doute son époux.

En attendant de confirmer l’année de naissance au printemps en allant voir par moi-même, j’inscris Adélard Guénette sur le site.

Je tourne à la fiche de Léa Renaud.

Je clique le bouton Modifier.

Une fenêtre s’ouvre comme tantôt et j’inscris son conjoint dans la section de droite :

Prénom Adélard

Nom Guénette

Sexe Homme

Naissance 1859

Décès 1946

Si je clique sur Vérifier cette personne, le système me demandera une date de mariage… car je veux les marier.

Je mets 1860 + 20 = 1880, car les filles se mariaient normalement à 20 ans.

Je vérifie si la personne existe dans le système…

Non, elle n’est pas dans le système et… je sauvegarde.

Non, à bien y penser, les gens ne se mariaient pas le vendredi…

Je vais attendre demain.

Habillez-vous chic!

             
2 Commentaires :

Pierre
Je t’attendrai sur le perron vers 6 h 30. Monsieur le curé m’a dit que le mariage est à 7 heures.

Arrive tôt, car on attend beaucoup de monde…

lise
Oui, on va se mettre sur notre 36 (faudrait bien que je trouve le sens de cette expression) mais on va devoir aussi se lever tôt si je me réfère au mariage de mes parents : mai 1944 à 7h le matin.Il s’agit juste de faire comme eux….se coucher tôt.

Je peux difficilement résister à la tentation…

Je peux difficilement résister à la tentation…

7 février 2008

Je peux difficilement résister à la tentation… de lire les inscriptions sur une pierre tombale.

Je viens tout juste de voir la toute dernière photo de Pierre Guzzo.

Et, ce  n’est pas arrangé avec le « gars des vues ».

 

Cliquez sur l’image 


La photo est au bas de la page d’accueil du Cyber Journal. En cliquant sur la photo, vous la verrez en plus gros. J’ai agrandi l’image avec la fonction zoom et mes yeux se sont portés sur les inscriptions.

A LA MEMOIRE

DE

LEA RENAUD

EPOUSE DE

AD GUENETTE

DECEDEE

LE 9 FEVRIER 1924

A L’AGE DE 64 ANS

ADELARD GUENETTE

18?? – 1946

OCTAVE GUENETTE

18?? – 1940

Du moins, c’est ce que je peux voir.

Cette pierre tombale daterait de 1924, l’année du décès de Léa.

Je retournerai voir ce printemps s’il n’y a pas d’autres inscriptions cachées par la neige.

Mon premier réflexe, les banques d’actes de mariage…

Mon deuxième réflexe : on ne m’y reprendra plus, je vais sur le site Généalogie du Québec pour vérifier si ces personnes sont déjà dans le système.

Léa Renaud… Rien.

Adélard Guénette… Rien non plus.

Octave… On ne sait jamais.  Rien.

Bizarre.

Une petite lumière s’allume… Les patronymes.

Les patronymes, ou les noms de famille, peuvent nous jouer des tours, surtout lorsqu’on recule dans les années 1700

Les Guénette sont donc inscrits par le système sous le patronyme Guénet.

Les Guénet ou Guénette sont là, mais la banque n’en contient que 80.

Je ne vois, par contre, ni Adélard ni Octave.

Je me frotte les mains.

Je vais enfin pouvoir vous expliquer demain comment je fonctionne pour retrouver vos ancêtres.

Ah non, capitaine… disaient les enfants lors de l’émission du Capitaine Bonhomme.

Commentaires :

Ange-Marie Brisson

Bonjour,
Je passais et j’ai jeté un coup d’oeil. Ce que je déplore c’est de ne pas avoir accès à des information avant 1660-,En France. Je possède mon arbre.Bonne chance à vous.

Daniel Côté
Tant qu\’à vous promener dans les cimetières, prenez des photos numériques (ou l\’on peut voir les inscriptions). On peut déposer le tout sur quelques sites comme \"Planète généalogie\" ou des sites anglos. C\’est sûr qu\’en région, c\’est moins lourd mais éventuellement, à la gang, on devrait y arriver!

Raymond
Je lis 1859 pour Adelard et 1854 pour Octave

Pierre
Bonjour Yves,

Tu es au bon endroit…

Ici, c’est sans prétention.
Si tu lis mon blogue, tu deviendras un généalogiste averti…

La recherche de ses ancêtres, c’est plein d’embûches, mais je saurai te guider.

Si tu as lu les premiers articles, tu comprends où j’en suis rendu…
et les étapes qui m’ont permis d’arriver à mes ancêtres.

Reviens souvent me lire

yves
Moi aussi je voudrais connaître un peu la façon de retracer nos ancêtres

yves
C’est intéressant ce que tu fais, moi aussi j’ai tendance a regarder dans les cimetières les dates des personnes disparues

J’ai eu beaucoup de plaisir a Paris d’allé au cimetière du Père Lachaise je ne sais pas si tu connais ,mais j’ai été assez impressionné par les tombes  comme Victore Hugo,Piaff,orbeson,etc.
C’est un cimetière tellement vieux ici on parle de siècles j’ai remarqué qu’il y avait une senteur spéciale à cet endroit, mais tellement impressionnante…..

 

J’aurais donc dû…

J’aurais donc dû…

6 février 2008

Mon épouse et moi avions écouté religieusement les reprises de la télésérie Le Parc des Braves, au canal Arts TV, il y a de ça deux ans environ.

Nous étions tombés sous le charme de l’époque des années de la guerre 39-45 et du jeu des acteurs.

Il y avait ce personnage coloré d’un adjudant, joué par Gaston Lepage. Il avait toujours cette réplique après une gaffe… J’aurais donc dû.

Tout comme lui, j’aurais donc dû vérifier sur le site Généalogie du Québec si notre bedeau y était.

Vous devinez la suite…

http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?pid=49356

J’aurais voulu brailler…

Tout mon texte était prêt avec toutes mes démarches.

C’était comme de la généalogie en direct, comme le hockey du Canadien à RDS, avec des commentaires époustouflants à la Pedneault – vous aussi vous n’êtes plus capables et vous coupez le son.

Cela dit, je vous parlerai de mes démarches de généalogiste « j’aurais donc dû » une autre fois.

Ce ne sont pas les ancêtres qui manquent à Ste-Anne, mais plutôt les commentaires laissés sur mon blogue…

Peut-être que quelqu’un me posera la question suivante :

Oui, mais Pierre, as-tu pensé que Simon pouvait avoir un autre fils ou des filles. J’aimerais bien ça en savoir plus sur les enfants de Simon…

Vous voyez ce genre de question qui pourrait rallumer mon ardeur.             

Vous connaissez tous Simon Brouin, le bedeau de Ste-Anne-des-Plaines

Vous connaissez tous Simon Brouin, le bedeau de Ste-Anne-des-Plaines

5 février 2008

Bien oui, Simon Brouin dit Nantel, le fils de Simon Brouin dit Nantel et Francoise Renaud dit Locas.

Il a marié, le 10 octobre dernier, Archange Forget, la fille de Louis Forget et Archange Brouin.

Je sais que c’est un peu loin dans le temps…

Imaginez-vous donc que, le 11 décembre dernier, j’ai assisté à l’assemblée annoncée au prône de la messe paroissiale par monsieur le curé Coyteux de Ste-Anne de Mascouche.

Simon a été engagé pendant un an comme bedeau. Il remplacera Étienne Godard.

Il devra s’enquitter des tâches suivantes :

  • sonner tous les offices d’obligation et y servir;
  • sonner l’Angélus trois fois par jour;
  • servir à tous les baptêmes et les mariages, et lorsqu’on porte les sacrements aux malades ou aux infirmes;
  • balayer l’église tous les samedis et veilles des fêtes chômées;
  • épousseter les murs et les fenêtres quand il en sera besoin;
  • jeter les ordures et les neiges qui s’amassent à la porte de l’église;
  • faire écouler les eaux qui pourraient nuire aux murs;
  • fermer les soupiraux de l’église à l’automne et les ouvrir au printemps;
  • couper et planter des sapins sur le terrain de l’église pour la procession du Très Saint-Sacrement;
  • fournir la quantité convenable de rameaux pour le jour de cette cérémonie;
  • porter à l’église l’eau nécessaire pour la bénédiction des fonts les veilles de Pâques et de la Pentecôte, comme aussi pour l’eau bénite de tous les dimanches ;
  • entretenir un chemin pour aller au cimetière;
  • faire deux charniers pour l’hiver, l’un pour les enfants, l’autre pour les adultes;
  • préparer les ornements de l’autel et le catafalque pour les sépultures et anniversaires ;
  • enfin se prêter pour la décoration de l’église tous les dimanches et à certains jours, comme la veille des grandes solennités, durant la semaine sainte et pour d’autres cérémonies extraordinaires et imprévues.

Cet engagement ainsi fait pour la somme de quarante-huit livres de vingt sous, payables par quartiers de douze livres chaque, et les honoraires accordés à Étienne Godard, qui l’a précédé dans l’office, savoir:

  • trois francs pour enterrement d’adulte,
  • un franc et dix sous pour une sépulture d’enfant,
  • un franc pour une messe votive,
  • un franc et cinq sous pour un anniversaire,
  • cinq sous pour sonner la petite cloche aux baptêmes.

Simon a fait un croix, car il a déclaré ne savoir signer, devant les témoins suivants :

Charles Roture       

Louis Forget

Joseph Huot                       

Raphaël Duclos

Michel Gauthier

Charles Lauzon

François Nantel

François Gauthier

Monsieur le curé Coyteux était évidemment présent à l’assemblée et a signé.

Cela se passait en 1796. L’engagement fut renouvelé chaque année, durant trois ans, avec Simon Brouin. Paul Ollier lui succéda aux mêmes conditions.

source : Histoire de la paroisse de Sainte-Anne-des-Plaines

Demain, nous tentons de retrouver les descendants de Simon Brouin dit Nantel. Je ne sais pas si je vais y réussir, mais je vous expliquerai toutes les étapes que je vais suivre, notamment en consultant les recensements de 1852, ceux de 1881 et finalement les derniers qui sont disponibles pour l’instant, ceux de 1901 et 1911.

          
Commentaire :

Lise
Je n’ai pas connu Simon  mais j’ai connu ses successeurs: François Guénette, Guy Charbonneau,Bernard Labrosse, Paul-Emile Chaumont,Germain Lacasse, André Lauzon,Richard Maillé et Jacques Léveillé le bedeau 2008.
Je peux même ajouter que François Guénette me permettait de sonner les cloches.Il a même donné des bonbons à ma fille quand il passait devant chez-nous. (Il était retraité à ce moment là et il demeurait chez son fils qui demeurait sur notre rue)