L’histoire de la paroisse de Sainte-Anne des Plaines

Voici le lien Internet vers l’histoire de la paroisse de Sainte-Anne des Plaines, érigée sous Mgr Hubert, évêque de Québec, en l’année 1787.

Le livre publié en 1900 est l’oeuvre du curé Georges Dugas.

On peut le lire sur le site.

Voici le lien :

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/178123.pdf

On y retrouve un chapitre sur les arbres généalogiques de quelques familles de Ste-Anne-des-Plaines. Vous le trouverez dans le menu déroulant. Vous avez accès à toutes les pages numérisées du livre.

Un bijou.

Merci à Lise pour la découverte.

L’Île d’Orléans

Je suis allé faire un détour à Ste-Famille, à l’île d’Orléans, en allant à Québec cet été.

J’ai vu l’église où mon arrière-grand-père Édouard Métayer a été baptisé.

eglise Ste-Famille

Mais le plus fantastique est le vieux presbytère qui sert maintenant de centre de généalogie à l’Île d’Orléans.

presbytere

Les gens de la place ont aménagé un lieu extraordinaire.

C’est à couper le souffle avec la vue sur la rive nord du St-Laurent.

C’est un paradis pour un généalogiste en herbe… J’étais comme un petit enfant dans une boutique de jouets.

vuerivenord

Mon épouse et moi y sommes retournés plus tard, car nous n’étions pas préparés à voir cela. Je n’avais pas ma caméra numérique en plus.

Par contre, j’ai pu retrouver les ancêtres d’Édouard Métayer dans un livre sur les mariages du comté de Montmorency, allant des années 1666 à nos jours, je crois.

Il y avait une douzaine de mariages concernant les Métayer. J’ai tout pris en notes sur des petites feuilles mises à notre disposition. J’ai vérifié plusieurs fois, car Ste-Anne-des-Plaines n’est pas à côté de l’Île d’Orléans…

De retour à la maison, je suis allé sur d’autres sites de généalogie et j’ai mis des messages sur des forums de discussion. Le tout s’est confirmé.

Maintenant, la parole est à vous.

La prochaine fois, on parle du recensement de 1852 de Ste-Anne-des-Plaines et d’une bien triste histoire…

À la recherche d’Édouard Métayer

Je décide donc de partir à la recherche d’Édouard.

Avant, au mois d’août dernier, après la visite de mon frère,  j’étais allé fait un petit tour sur Google…

Généalogie Québec, quelque chose comme ça…

Je tombe pas hasard sur un site de généalogie.

Je ne crois pas au hasard… Le hasard n’existe pas!

J’aime ce que je vois. Un site convivial, facile à utiliser. Je m’inscris.

J’entre ma fiche et celles de mes proches. Les Sauvé, les Lagacé, les Bachant, les Paiement, etc.

Il faut toujours commencer sa généalogie par ce qu’on sait. On est sûr au moins du nom de ses parents et de ses grands-parents.

Puis j’arrive aux Métayer. Plus rien avant Juliette. Sauf une photo sur la rue Mentana.

Je suis un peu boulimique…

Un autre petit tour sur Google…

Pompiers morts en devoir

Je tombe sur ce site

http://www.cfff.ca/fallen/lodd_f.php

C’est la Fondation canadienne des pompiers morts en service.

Je me frotte les mains.

Je vais retrouver Édouard Métayer mort en service en 1928…

Mais, non. Pas d’Édouard sur le site.

Pas découragé, je suis du type Pitbull quand je cherche quelque chose…

Un petit courriel à la Fondation…

Retour de courriel :

Gatineau, le 22 juillet 2007

Bonjour M. Lagacé,

J’accuse réception de votre courriel concernant votre arrière-grand-père, M. Édouard Métayer. Votre courriel indique que c’est à Montréal en 1928 que son décès a eu lieu, mais vous n’indiquez pas pour quel service d’incendie qui oeuvrait. Nous avons dans notre base de données, tous les pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal qui ont perdu la vie en devoir. M. Métayer ne figure pas parmi eux.

Dans un cas semblable, nous demandons aux membres de la famille de remplir le formulaire disponible sur notre site Web au lien suivant : http://www.cfff.ca/fallen/submit-name_f.php  pour vérifier si les circonstances du décès rencontrent les critères pour inclusion sur la liste des pompiers morts en service.

Merci beaucoup pour votre intérêt et nous attendons l’application de votre arrière-grand-père.

Gary Barnes

Vice-président

Fondation canadienne des pompiers morts en service

Un autre petit tour sur Google…

Association des pompiers de Montréal

http://www.adpm.qc.ca/

Un autre courriel.

Je n’ai plus la réponse que j’ai reçu, mais monsieur Courtemanche, responsable du Centre de documentation en histoire du SSIM m’a ouvert grandes les portes me menant à Édouard.

Monsieur Courtemanche, un passionné d’histoire, je pourrais partir un autre blogue juste sur lui, a été d’une extrême gentillesse et est allé aux archives de la Ville de Montréal.

Il a monté un dossier sur la carrière d’Édouard. C’est là que j’ai eu une photocopie de la photo qui passe son temps à me sourire…

Il m’a aussi donné une fiche qui reprenait les grandes lignes de la carrière d’Édouard, mais surtout… la date et l’endroit de son baptême : le 5 novembre 1870 à la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Je pourrais partir un autre blogue juste sur l’Île d’Orléans.

La suite, demain soir

Un grand homme

J’ai cette photo sur le mur de mon bureau de travail.

Edouard

C’est la photo d’Édouard Métayer, capitaine de pompier.

Édouard était le père de ma grand-mère paternelle.

Édouard est mort le 2 avril 1928, la veille de son 34e anniversaire comme pompier au Service incendie de Montréal.

Mon seul souvenir d’Édouard était cette photo dans ce vieux logement que mes grands-parents habitaient et qui était situé au 4430 rue Mentana à Montréal dans les années 50.

Ma grand-mère m’avait dit qu’Édouard était mort en essayant de retenir les guides des chevaux qu’il conduisait. Les chevaux avaient pris le mors aux dents en allant sur les lieux d’un incendie.

Édouard est mort un mois plus tard des suites de l’accident. Il a laissé dans le deuil sa femme et une dizaine d’enfants.

C’est tout ce que je savais. À l’époque, je devais avoir sept ou huit ans.

Cinquante ans plus tard, Édouard me sourit maintenant tous les jours.

Comment se fait-il qu’on ressente ce besoin de retrouver ses ancêtres quand on approche d’un certain « bel âge » ?

Dans mon cas, j’avais besoin de me rapprocher d’Édouard, le père de Juliette Métayer, ma grand-mère, la mère de mon père Léo Lagacé.

J’aimais beaucoup ma grand-mère Juliette. Elle est morte le 24 mai 1962. La famille de ma grand-mère était pauvre et comptait une dizaine d’enfants. Je me rappelais les noms de tous mes oncles et de toutes mes tantes, les frères et les soeurs de mon père. Ce fut donc facile de les inscrire sur le site où je consigne mes découvertes.

Dans mon for intérieur, j’espérais les retrouver.

J’ai retracé une de mes tantes. C’était Denise. J’ai retrouvé sa carte mortuaire dans le site Planète Généalogie. Elle est morte d’un cancer en 2002.

Les yeux me roulaient dans l’eau.

Certains souvenirs me revenaient à l’esprit… J’avais vu Denise la dernière fois en 1978 à Ville St-Michel. J’enseignais alors à l’école St-René-Goupil. J’enseignais à mon cousin Sylvain. Je ne le savais pas, jusqu’à ce que je vois ma tante lors d’une rencontre de parents-enseignants.

Mais pour les ancêtres de Juliette, c’était l’inconnu, sauf… cette photo d’Édouard dans le logement de la rue Mentana… Il portait un képi de pompier avec un écusson de capitaine.

La suite de l’histoire… Demain soir.

Ensuite, ce sera votre tour de me parler d’un de vos ancêtres… ou d’essayer ensemble de les retrouver. Ce blogue deviendra un lieu de partage et d’échanges, et dans certains cas, un lieu de réconciliation avec son passé.

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens.

Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

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